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De despedida en despedida, il a bien fallu en partir...
Une despedida est une fête d'adieux, car oui il fallait dire au revoir à tout le monde !
Six mois, ca passe comme un claquement de doigts, mais six mois, c'est déjà presque toute une vie qui s'inscrit quelque part au fond de moi, gravé dans le sable.
Une famille, un petit frère et une petite soeur laissés au terminal de bus de la Panamericana. Un petit chien aussi, des amis, des collègues, des connaissances de vue dans la rue, des voisins, des inconnus... Une vie, oui ! Des larmes, encore.
Re-partir c'est se re-glisser dans un autre personnage, celui de France. C'est changer ses habits, sa langue, sa façon d'aborder les gens. C'est se re-fondre dans une culture. C'est dur peut-être ?
Certainement c'est dur, mais tellement plaisant ! Voyager, se fixer pour un moment quelque part, c'est comme jouer un nouveau role, celui du français en ... . L'esprit curieux, aux aguets, en alerte, à l'affut du moindre détail qui alimente et nourrit l'âme et l'esprit du voyageur. Une nouvelle confrontation de ses idées et idées préconcues, une nouvelle remise en cause de ses certitudes et de sa manière de penser. C'est riche le voyage, mais c'est comme une drogue ! A peine arrivée que déjà je ne supporte pas l'ennui, le mouvement m'appelle et m'aspire, je me sustente d'un appel à la gare, d'un sac bouclé "à l"arrache", d'un coup de tampon sur mon passeport.
Fin de l'Equateur ? non ! La fin ? de quoi ?
La vie est un voyage, un voyage coloré et entrainant... Let's go !

En route vers d'autres horizons...
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Publié à 08:20, le 8/01/2011, dans Humeurs..., Equateur Mots clefs : despedida, equateur |
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Prendre le bus en Equateur, un acte tellement banal mais à chaque fois une aventure !
Chaque matin, je me demande :
Dans quelle état va être le bus cette fois ? Ma fenêtre va-t-elle fermer ? Avec combien de retard vais-je arriver ? Va-t-on tomber en panne ? Le chauffeur est-il taré ? (en fait celle-là on ne se la pose plus) Va-t-on faire la course dans les virages ? (celle me-là non plus) Que va-t-on vouloir me vendre ?
Car un bus est un véritable supermarché !
Le premiers à monter le matin dans mon bus de la CIFA vendent généralement de la nourriture : "pandeyuca pandeyuca ! calientitos los panes de yuca ! tortillita de maiz, con quesito las tortillas de maiz ! [...] un dolarito señorita." Lui c'est mon préféré, je le vois tous les matins avec son panier recouvert de scotch ! Il aurait bien fallut que je lui en achète un, de pain de yuca, pour l'histoire.
Tentative de traduction : "pain de yuca ! pain de yuca ! bien chaud les pains de yuca ! crêpes de maiz, avec un peu de fromage les crêpes de maiz ! [...] un "petit" dollar mademoiselle."
Notez l'abondante utilisation du suffixe -ito ou -ita, qui signifie petit en gros. C'est joli.
Ensuite, le vendeur saute un peu plus loin par la porte, toujours ouverte bien-sûr ! Là quelqu'un se lève et demande l'attention. Généralement ca commence comme ça : "chers passagers, veuillez m'excuser de le dérangement, mais... ". Et alors là c'est l'horreur, ça débite, ça débite... Et il saoule tout le monde avec ses produits pour nettoyer les reins, pour se laver le foi, les dents... C'est fou tout ce qu'on peut dire pour ... ne rien dire !
Eviter la Panamericana, je le savais pourtant. J'ai tenté et ca n'a pas manqué : mon bus est tombé en panne quelque part dans la cambrousse à 1.00 am en allant à Quito... Heureusement j'avais 2 jours d'avance pour prendre l'avion. Mais la solidarité jouant, un autre bus d'une autre compagnie s'est arrêté et j'y ai finalement fortement gagné au change d'ailleurs !
Le bus est de toute façon le seul moyen ou prseque de circuler en Equateur ! Enjoy...
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Publié à 10:45, le 17/12/2010, dans Humeurs..., Equateur Mots clefs : ambulant, vendeurs, equateur, bus |
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Il était temps : Jambeli por fin !
Jambeli est une île située dans l'archipel face à Machala, autant dire que c'est la plage de Machala. On y accède en bateau (bote) pour 2,40$ aller-retour.
Et je n'y étais jamais allée ! La seule plage que je connais d'Equateur est Montañita, c'est honteux !
Bon la plage n'est pas fantastique en soit, on reste dans El Oro, province polluée du sud de l'Equateur (mais ca il ne faut pas trop y penser). Le remblai notamment est très esthétique par endroit.

Remblai de Jambeli Beach !
Mais cela reste la plage et l'océan, qui est d'ailleurs très calme à cet endroit, parfait pour se baigner.

Latino loco, vamoooos !
Nous sommes 4 : Andrea, Adriana, Gabriel et moi.
Adriana est une amie d'Andrea de Machala.

Starlette de passage à Jambeli.
Gabriel est un ami de Guayaquil. Il écrit, c'est mon futur écrivain équatorien préféré ! Et le défi n'est pas très dur à relever, au vu de la taille du rayon littérature équatorienne dans La librairie de Guayaquil... En ce moment, son truc c'est d'écrire un roman satyrique avec des marmottes comme personnages principaux ! Souvenez-vous de ce nom, Gabriel C., l'homme qui écrivait sur les marmottes depuis l'Amérique du Sud, qui sait si un jour...
Enfin tout cela mis à part, c'est fou de parler à un "amant de la littérature" comme il se définit lui-même, en Equateur. C'est très agréable après 5 mois et demi ici, vous ne pouvez pas savoir, de rencontrer quelqu'un qui connaît Flaubert et Hugo, et écoute The Doors, Depeche Mode et Pink Floyd.

Ecrivain équatorien.
Ambiance cool et décontractée sur la plage, où je fête mon départ prochain avec un cocktail délicieux orange/vodka, préparé exprès pour nous dans une tienda. Puis nous sommes invités par un groupe qui fête un anniversaire, au son d'une techno house/transe je ne sais pas trop.
Ah... la Pilsener des Equatoriens... et les crevettes d'El Oro...
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Publié à 04:54, le 15/12/2010, dans Petits voyages decouverte..., Jambelí Mots clefs : pacifique, océan, plage |
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Mon avant dernier weekend à Machala... Non je ne pleure pas encore !!!
Pour mettre un peu de convivialité, j'accueille Katarina y Kateleen, deux couch surfeuses des USA, sympathiques chicas très discrètes et polies, très agréables, elles sont sont intégrées à la famille le temps d'un weekend dans ma Capitale Mondiale de la Banane.

CS Machala, oh yeah !
Bien-sûr le samedi soirnous sommes allées danser avec Andréa, chacune de notre côté, mais toujours la photo avant bien-sûr ! Saturday night fever, what else ??
Je suis moi-même sortie avec un ami de Guayaquil et son oncle, qui m'ont emmenée à 2.00 am, après la fermeture des discothèques traditionnelles, à un endroit "underground", qui lui ne ferme jamais : le Hueco (le trou). Quelle ne fut pas ma surprise en découvrant que ce lieu se situe presque en face de ma casa ! Chouette chouette, après je rentre à pied !

Machala Saturday Night Fever !
J'écris donc un message à Andrea pour lui dire qu'elle n'a pas besoin de passer me prendre, je rentre toute seule sans problème, je suis en face. La semaine précédente, je m'étais endormie sur un sofa au cours de la soirée et mon téléphone s'était mystérieusement éteint, je m'étais réveillée à 8.00 am... Je vous laisse imaginer l'état de la famille, qui avait déjà appelé tout Machala, jusqu'à Guayaquil et était en train de me chercher aux alentours du cimetière !! Alors cette semaine je préviens et suis prudente, histoire d'éviter ce genre de catastrophe.
Pas de bol ! Andrea est au bord de la crise cardiaque. La femme qui tient ce lieu est en léger "froid" avec la famille : en fait elle a déjà menacé l'oncle policier et calomnié les autres... !!! Pas de bol... En gros le message c'est: "quoiiiiiiiiiii ? ca va pas t'es folle ! sors de là tout de suite !!!"
Bon bah il ne faut pas s'énerver, je rentre...
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Publié à 04:21, le 15/12/2010, dans Machala et Santa Rosa, El Oro, Machala Mots clefs : |
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Et bien il semble que ceux équatoriens n'aient rien à leur envier !
Je me demandais pourquoi ils n'ont pas ou si peu de rides... manque d'expression faciale très certainement ! Pas de chance pour l'Oréal dis donc... mais coup de bol pour Courrier International, il pourrait bien sortir un article là-dessus un de ces jours. Dommage qu'on n'en parle pas dans El Universo, El Universo !
Donc cher amis serveurs équatoriens, votre seco de pollo, vous pouvez vous le.... ! Et c'est de bon coeur. Cherchez l'exception, elle existe, elle est rare mais n'est pas encore totalement une chimère.
Merci à toi l'Exception, même si tu as toujours l'impression que je suis une pauvre gringa qui ne comprend rein à ta langue barbare ; seulement la guatita je ne savais pas ce que c'était, il faut juste m'expliquer le menu. Est-ce que je parle à tes potes si tu me demandes ce que c'est la tartiflette ? D'ailleurs ce matin, au petit déj' je précise, j'ai presque redécouvert le goût de la tartiflette dans mon molido de verde façon moi: du verde moulu à l'arrache hier soir, rescapé des tortillas confectionnées pour l'estomac matinal d'Andres le ñaño, du queso, de l'oignon coupé fin, une panne d'huile = de l'eau, une poêle de la guerre de 14 (meilleur adhérence des aliments au fond) et hop ! avec un café, je me suis presque transportée dans les Alpes, au coin de la cheminée ou je papotais avec une marmotte. Oui je parle le marmotte, ou du moins je le parlais quand j'étais petite, il paraît que je sifflotais tous le temps... Mais la tartiflette de banane c'est magique !
Voilà, ceci est limite un texte expérimental. Il devait faire 3 lignes, un petit cable à travers la planète. In Tartiflette We Trust.

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Publié à 10:23, le 9/12/2010, dans Humeurs..., Mots clefs : marmotte, tartiflette, service |
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Weekend en "terre sainte" comme dirait Choco...
Comment profiter à fond de mes derniers weekends en Equateur ?? Bonne question, réponse rapide : un seul lieu, un seul mot, Montañita !

Moi aussi !
Je me suis rendue compte que je n'avais pas encore écrit d'article sur ce lieu très spécial d'Equateur, voilà qui est réparé.
Pourquoi Montañita est tellement spécial ? Pourquoi je me suis donné la peine ce weekend encore de faire plus de 6h de bus aller, et retour ?
Tout d'abord, pour faire la fête, pour de vrai ! A Montañita, les bar ou discothèques ne ferment pas à 2.00 am comme ailleurs en Equateur, ils ne ferment pas du tout en fait je crois. Du soir au matin, tout est ouvert, musique, cocktails et hop, eso es todo !
A Montañita, point besoin de chaussure : j'ai donc passé le weekend pieds nus, entre la plage, El Peke et le Caña gril. Ambiance décontractée, jeune et fiesta.
Le programme du weekend donc :
Arrivée le vendredi soir, en bus depuis Machala, puis Guayaquil.
9 pm : cocktails, au bar El Peke bien-sûr !
11 pm : fiesta, au Caña Gril pourquoi pas ?
7 am : un petit dodo
1 pm : plage !
6 pm : douche
9 pm : cocktails
Et on boucle...

Un grand personnage local : El Peke !
En train de préparer un Ron/maracuya certainement !

Un autre grand personage : El Chino !
En train de préparer un mojito certainement !
El Chino, le Chinois, est le papa du Peke (de "pequeño", petit en espagnol). Ils préparent les meilleurs cocktails de tout Montañita, garanti ! D'ailleurs je n'ai jamais testé un autre endroit... Et c'est fatal... N'y allez pas avec des Guayaquileños locos qui sont de plus ses amis !
Et puis il y a la plage...

Plage, soleil, surfeur...
Montañita est en fait un spot de surf et attire donc en conséquence une population jeune et fétarde ! Dans la rue principale, des jeunes vendent de l'artisanat (bracelets, colliers, bagues, etc...) pour se faire quelques sous et survivre dans ce paradis de la fête. Chaque maison ou presque propose des chambres à louer. Il est très certainement impossible de dormir dans le centre du pueblo, du fait de la musique de 6 pm à 7 pm en général.

Plage encore...
C'est un peu comme une île sur la côte équatorienne, un lieu où il y a presque plus d'étrangers que de locaux où tout est plus libre et permis, loin de certains aspects très rigides de la culture équatorienne : ambiance Sea, Sex and Sun. La plupart des locaux sont d'ailleurs des mecs, qui apprécient beaucoup la liberté qu'ont les étrangères de passage: pas besoin de demander la permission, un enclin certain à la locura pour faire la fête, ... Le problème c'est qu'elles repartent ensuite...
Par exemple ce samedi, un ami de là-bas revenait d'un road trip au Pérou avec son (ex) novia française. Il a tellement bien fêté son retour qu'il s'est réveillé à 4 pm le dimanche, avec un bracelet au poignet et un collier autour du cou, origines inconnues ahahah !

Les fameux ceviches de Montañita, les meilleurs du pays selon moi !!
C'est aussi une petite ville sympa, où le centre est convivial et (très) animé. Les maison y sont soignées pour la plupart, il y a des petits endroits cosy pour se poser un moment, comme au Mama Pacha pour déguster un cookie ou un carrot cake, miam !

Un hôtel...
Donc oui, I love Montañita ! Définitivement ! Wait for me, I'll come back soon !!!

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Publié à 11:57, le 6/12/2010, dans Petits voyages decouverte..., Montañita Mots clefs : pacifique, Peke, océan, fête, plage |
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Equateur... Pays latino, pays (muy) caliente, pays de la fête où la nuit et la musique sont reines...
Cependant, cependant... Gare au vocabulaire ! Ne vous faites pas avoir comme ces touristes américains dans le bus une fois : (en apercevant un batiment "Night Club") "L'Equateur c'est trop bien, c'est vraiment le pays de la nuit, même dans les tous petits pueblos on peut sortir le soir !" (traduction libre). Et moi :"mdr" !
Il faut savoir qu'il y a différentes façons de sortir le soir en Equateur.
Tout d'abord, il y a les traditionnelles discothèques, les "disco". Rien de particulier si ce n'est qu'on y danse sur de la musique électro, mais surtout le reggeaton, la salsa, le meringue, et autres danses latino ... C'est très amusant quand une personne me demande de lui apprendre à danser "comme vous les Européens" ! Alors que les pas dans une grosses boites parisienne sont plutôt limités, non ?
Il y a aussi les bars, les bars dansant, les "peñas" où l'on passe de la musique traditionnelle...
Le Night Club est ce que nous appelons en France une maison close, un bordel quoi. Et il y en a effectivement et très malheureusement beaucoup et de partout dans le pays, jusque dans des coins très reculés. Un ami me contait qu'il était encore de tradition d'y emmener un garçon vers ses 14 ans, pour qu'il se fasse homme. Cet ami l'a lui-même vécu comme un traumatisme, et ne fera pas subir cela à son fils, et il semble que "poco a poco", petit à petit, les mentalités changent...
Pour compléter ce portait équatorien, je le dois d'ajouter les motels. Ici un motel, et bien c'est un hotel un peu spécial. Le fait est que dans cette société machiste et très familiale, les jeunes couples ne peuvent se rencontrer chez eux, c'est-à-dire dans la maison de leurs parents où ils vivent jusqu'à.... très longtemps parfois. Non seulement ce n'est pas facile pour les jeunes de trouver à se loger, mais surtout ils aiment bien rester très proches (géographiquement et physiquement) de leurs pôpa et môman. Pour les filles, c'est un enfer (de mon point de vue): certaines doivent demander une permission pour tout et n'importe quoi ! Cela s'explique bien-sûr par l'insécurité qui règne dans beaucoup de coins, mais aussi par la jalousie du père, une certaine infantilisation des personnes...
Certaines filles ne peuvent rester jusqu'à la fin du film si elles sortent avec leur petit ami, car elles doivent être à une certaine heure et pas une autre chez elles, et comme nous sommes en Equateur, les films commencent souvent en retard... Un ami qui a aujourd'hui 33 ans, est marié avec un enfant, va dormir avec sa mère à l'étage du dessous chaque fois qu'il se sent triste.
Breeef, les jeunes équatoriens se retrouvent donc dans un motel, disons pour avoir un peu plus d'intimité..
Voilà, il ne vous reste plus qu'à choisir...
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Publié à 01:45, le 2/12/2010, dans Humeurs..., Equateur Mots clefs : equateur, discotheques, motels, night club, sortir |
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Cet article s'adresse à tous ceux qui pensent que tout est rose bonbon en voyage.
Alors bon, oui, c'est super de voyager, de découvrir une autre culture, de faire de supers rencontres... Mais ce n'est pas seulement ça, s'immerger dans un pays.
Voici un extrait d'un mail, revu et un peu corrigé, que j'ai envoyé à un très grand ami très pantouflard, il se reconnaitra.
" C'est pas mal aussi, d'avoir l'esprit pantouflard. Le problème quand on a la bougeotte et qu'on s'ennuie vite. Je suis en Equateur et déjà je pense à la Roumanie ; enfin là c'est plutôt l'organisation du 31 décembre qui me préoccupe lool. [...]
Et puis tes amis de l'autre bout du monde ne te manquent pas, ta famille que tu vois seulement sur Skype ou par mails interposés... Tu n'anticipes pas la tristesse de laisser tes deux petits frère et soeur "de corazon" que tu vas bientôt quitter...
Ta copine habite à 2h30 de train de ta maison, pas 27h d'avion de ton pays natal ; d'ailleurs avec ton ex vous n'avez pas décidé de tout lâcher parce que tu partais 6 mois sur un autre continent... Tes meilleurs amis ne se couchent pas quand tu est en train de boire ton café à midi... Tu peux facilement demander la coupe que tu veux chez le coiffeur, n'est pas obligé de manger du riz à tous les repas, peux acheter du bon chocolat ou un bon bouquin quand l'envie t'en prend...
Tu peux télécharger Eagle-Eye Cherry sur iTunes ou écouter Noir Déz sur Deezer parce que tu n'est pas en zone spéciale, ton tube de Biafine ne coute pas 10 fois plus cher que ce que tu payes en France...
Tu n'as pas de problème si tu bois 3 gouttes d'eau du robinet, tu sais dans la journée si ton chat se fait écraser par une voiture, pas 1 mois après... Tu ne regardes pas trois fois dans la rue avant de sortir de chez toi, tu n'évites pas de prendre ton ordi et ton appareil photo en même temps avec toi, juste au cas où...
Bref, la liste n'est pas exhaustive, tout n'est pas rose dans mes récits de blog, seulement que j'essaye de ne pas étaler trop ma vie privée, je travaille au stylo bille sur cette partie...
ah oui, tu ne calcules pas des revenus de 300$ par an, pour une famille de 4 personnes... ca c'est dur oui !... ou de voir un enfant de 4 ans à peine cirer des chaussures dans la rue... Ou d'écouter une gamine de 10 ans te servir un discours bien préparé, avec un bébé de quelques mois dans les bras... Ou de voir dans quel état de saleté se trouvent certaines villes ou certains abords de route...
Après, et bien il faut savoir si ça vaut le coup personnellement ou pas. Et puis bon, n'aies pas l'impression que je me plains quand-même. C'est génial de voyager !
Bon, et bien moi je vais manger une mangue, tiens. mon dessert. La récolte bat son plein ici. (voici un des grands avantages de voyager: manger des fruits exotiques à la tombée de l'arbre)".
Et puis bon, un pantouflard n'a jamais froid, il a toujours ses charentaises aux pieds !!
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Publié à 11:31, le 1/12/2010, dans Humeurs..., Mots clefs : voyager |
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Aujourd'hui, mardi 30 novembre 2010, est une journée tragique: ma réserve de tisane Les 2 Marmottes se termine tristement sur un mal de gorge... Pourtant il me reste encore un mois, 22.25 jours exactement, ici en Equateur: comment vais-je faire ?
En plus il ne fait pas beau !
Sans compter que l'on m'annonce sur le site d'un grand quotidien que le groupe Noir Désir s'est aujourd'hui définitivement séparé, alors 3.25 min de silence pour la mort d'un GRAND groupe, malgré tout ce qui a pu se passer ; la musique compte plus que celui qui la produit.
PS: si quelqu'un est en possession de quelques grammes en sachet étiquetés pur thym avec une photo de 2 marmottes, je suis prête à payer très très cher !!
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Publié à 09:59, le 30/11/2010, dans Humeurs..., Machala Mots clefs : les 2 marmottes, Noir Desir |
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